CONTEXTE ET JUSTIFICATION

La création de la Fondation Général Akissi pour la Promotion des Droits de la Femme et de l’Enfant (FONGA-PDEF) en novembre 2014,  a été suscitée  par fait que la plupart des enfants et des femmes sont dans un état de marginalisation dans le monde et en proie à divers problématiques : les  violences basées sur le Genre et plus particulièrement  le mariage précoce, le faible taux de scolarisation de la jeune fille, les grossesses en milieu scolaires, la prostitution forcée des jeune filles, le taux élevé de mortalité materno-infantile, la  pauvreté excessive  et bien d'autre facteurs.
En effet en Côte d'Ivoire l’analyse montre que les éléments constitutifs d’une violation des droits des enfants et des femmes, en particulier les plus vulnérables (Enquête UNICEF SITAN 2014).

Elle insiste sur La nécessité pour notre pays d’assurer à la fois une accélération de la baisse de la mortalité notamment materno-infantile, une augmentation sensible du niveau d’éducation des jeunes filles particulièrement et enfin, une transformation structurelle de son économie vers plus d’emplois formels. En investissant massivement dans la santé, l'éducation, la transformation de l’économie mais aussi dans la réduction des comportements néfastes au développement (grossesses et mariages précoces, violences faites aux enfants et adolescents), le pays pourra traduire la croissance économique projetée en une croissance durable, voir un développement humain réel.

Malgré de nombreux efforts consentis pour une réduction en 20 ans de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, un enfant sur dix meurt encore avant l'âge de 5 ans. Les risques sont surtout élevés pour les enfants d'une mère pauvre, sans instruction et mal informée. Dans ce contexte, l’atteinte de l’OMD 4 semble compromise.

La prévalence du VIH a baissé de 4,7% en 2005 à 3,7% en 2012, en grande partie du fait d'une meilleure connaissance du risque des populations. Toutefois, la féminisation de l'infection VIH est confirmée demeure une problématique d’actualité.

Les jeunes filles et les femmes sont particulièrement marginalisées dans la société ivoirienne. Il y a un décalage important au profit des garçons parmi les scolarisés au primaire et cet écart se creuse davantage dans les cycles supérieurs. Vu sous l'angle économique, les femmes sont quasiment exclues de l'accès à la terre. La grande majorité des femmes est analphabète avec peu d'accès à l'information qui pourrait leur être utile pour la survie et le développement de l'enfant.

La violence affecte surtout les jeunes filles et les femmes en âge de procréer. Un tiers des filles de 15-19 ans ont été victimes de violences physiques. De nombreuses formes de violence physique à l'égard de l'enfant rentrent dans les normes sociales, telles que les châtiments, les mutilations génitales féminines et le travail des enfants. Par ailleurs, une femme sur deux légitime la violence conjugale.

C’est pour contribuer à la résolution de l’ensemble de problèmes sus-cités, affectant l’enfant et la femme, que le Médecin-Gynécologue KOUAME AKISSI, Première Femme Médecin Général de Brigade des Armés de Côte d'Ivoire a décidé d’élaboré ce plan d’action stratégique 2016-2020 pour sa fondation.

Le présent document fait référence à la Stratégie Nationale de lutte contre les VBG (SNLVBG) et contribue substantiellement à l’atteinte de ses résultats d’une façon transversale aux différents axes.

OBJECTIF ET RESULTATS ATTENDUS

Contribuer à la réduction de la marginalisation de la femme et de l’enfant dans le monde.

OBJECTIFS

  1. Défendre les des droits de la Femme et de l’enfant ;
  2. Promouvoir l’autonomisation économique et sociale de la femme et de la jeune fille ;
  3. Réduire la mortalité materno-infantile ;
  4. Lutter contre les Violences Basées sur le Genre et plus particulièrement les violences sexuelles en situation de conflit.

RESULTATS ATTENDUS

  1. La Défendre les des droits de la Femme et de l’enfant est assurée ;
  2. La traite et les pires formes de travail des enfants sont maitrisées ;
  3. L’autonomisation économique et sociale de la femme et de la jeune fille est une réalité ;
  4. La mortalité materno-infantile est réduite ;
  5. Les Violences Basées sur le Genre et plus particulièrement les violences sexuelles en situation de conflit sont contrôlées.
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